La douleur est très utile. C'est un signal d'alarme qui vous apprend à reconnaître le danger et à prendre conscience des conséquences de vos actes. Sans elle sauter du toit peut paraître une excellente idée."

« La douleur est très utile. C’est un signal d’alarme qui vous apprend à reconnaître le danger et à prendre conscience des conséquences de vos actes. Sans elle sauter du toit peut paraître une excellente idée. »

Mon premier article sur ce blog lecture … Malgré plusieurs livres déjà terminés, j’ai choisis celui-là. Pourquoi ? Sûrement car ce thriller nous tient en haleine et nous pousse de façon presque malsaine à être lu.

La douleur est le coeur de ce livre. Que ce soit la douleur physique, psychologique, la douleur de la perte, celle de survivre, celle de mentir ou d’affronter la réalité. La douleur, une psy en a fait sa spécialité, malgré son incapacité à la ressentir. Adeline a des bagages intellectuels poussés, mais son passé lui dicte ses choix depuis sa plus tendre enfance. Fille et soeur de monstres, de psychopathes tueurs, elle qui ne connaitra jamais la souffrance physique s’est juré d’aider ceux qui en souffre. Malheureusement le passé la rattrape, qu’il soit héréditaire ou judiciaire.

40 ans plus tôt, Adeline et sa soeur Shana sont confrontées à l’incroyable vérité sur leur père : il est un tueur en série sadique. Aujourd’hui, des meurtres recommencent portant l’une de ses signatures : le prélèvement de bouts de peau. Shana est en prison jusqu’à sa perpétuité pour des meurtres, Adeline une psychiatre renommée. Commence alors un bal macabre sur une affaire datant de plus de 40 ans et ayant brisés des dizaines de personnes.

La trame de ce thriller est bien ficelée. Il nous happe dans un tourbillon de sentiments qui nous feront presque nous sentir coupable. L’enquête est alléchante oui, mais les scènes macabres retiennent l’attention du lecteur. Comment un être humain peut-il tuer un autre être humain de cette manière ? Pourquoi ? Comment peut-on en tirer du plaisir ? Autant de question que l’on se pose tout le long de ce livre, le lecteur attend des réponses sur les plus noirs secrets de l’être humain. Et c’est au commandant D.D, déjà présente dans d’autres bouquins de l’auteure à nous apporter la réponse. Moi qui n’avait jamais lu Lisa Gardner, je découvrais ses personnages. D.D est le symbole de la femme flic. Puissance, détermination, courage, bravoure et femme dévouée. Des traits de caractère que j’apprécie dans les ouvrages, sans pour autant qu’ils ne soient trop caricaturaux. Les autres policiers bien qu’ils soient des hommes, ne sont pas trop mis en avant dans cette enquête pour laisse libre court à la traque de D.D.

Outre l’enquête bien ficelée et ses personnages tous plus différents les uns que les autres, c’est surtout la psychologie qui a retenu mon attention. Les gènes. La famille. Ce que l’on fait des bagages que la vie nous impose sans que l’on puisse y changer quoi que ce soit. Que faire de cette soeur accusée de multiples meurtres, purgeant sa peine dans une unité fermée, enfermée 23h/24, qui un jour vous recontacte ? Que faire de cette maladie qui vous empêche de ressentir la moindre douleur et qui vous oblige à vous passer de ce que chaque individus peut aimer comme courir, sortir, nager, partager son lit ? Que faire des informations qui arrivent progressivement au cours d’une enquête remettant en question la culpabilité de cette soeur si longtemps ignorée ? Je suis fascinée par ce que je cerveau humain est capable d’accomplir. Le bon comme le mauvais. Chaque personne tente de donner une raison, de trouver une explication sur les plus abominables actes commis et j’en suis friande. Je me suis donc laissée prendre au jeu avec intérêt.

La lecture de ce roman est prenant je le disais. Essayer de comprendre le pourquoi du comment (d’où mon intérêt pour les enquêtes/thriller) est très fort. J’ai néanmoins été légèrement déçue par la fin. Le personnage coupable est un peu vite démasqué. J’aurai aimé plus de suspens, une chute plus spectaculaire. Des réponses plus profondes. Le mobile me paraît un peu invraisemblable, trop rapidement mis en évidence. Cependant, le livre en lui-même est prenant et Lisa Gardner s’est donné du mal avec le cerveau humain.

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